J'ai grandi entre deux mondes.
En France, les banques me demandaient des garanties, des justificatifs, des scores. Au pays, on se serrait les coudes — pas besoin de dossier, juste de réputation et de parole.
La shikowa, je l'ai connue petite. Ma mère en organisait une avec ses amies. Chaque mois, l'une d'entre elles repartait avec une enveloppe qui changeait quelque chose dans sa vie — un mariage financé, une dette soldée, un projet lancé.
Puis j'en ai organisé une moi-même, entre amies. Sur WhatsApp. Et j'ai perdu de l'argent. Pas à cause de mauvaises personnes — à cause du manque d'organisation, de traçabilité, de preuves.
C'est pour ça que j'ai créé Shikowa.
Elle ne se digitalise pas pour devenir une fintech froide. Elle se digitalise pour rester ce qu'elle a toujours été : un outil de solidarité, de confiance et d'entraide communautaire.
Nous ne remplaçons pas la confiance humaine. Nous lui donnons un cadre. Un registre partagé. Une mémoire collective. Que personne ne peut effacer.
La tontinière ne devrait pas passer ses week-ends à relancer tout le monde sur WhatsApp. Shikowa automatise ce qui peut l'être, pour que l'humain reste au centre.
Chaque année, des milliers de shikowas échouent dans la diaspora — non pas par manque de bonne volonté, mais par manque d'outils. Des économies perdues. Des amitiés abîmées. Des projets abandonnés.
Notre ambition : que chaque groupe qui choisit Shikowa termine son cycle sans conflit, sans perte, sans stress.
C’est le mot qui désigne la tontine là où j’ai grandi, à Mayotte, mais aussi tout ce qu’elle représente : la confiance, la solidarité et l’entraide entre proches.
Depuis mon plus jeune âge, j’ai vu mes parents, à Combani, Mayotte, organiser des dizaines de shikowa à l’ancienne. Chaque mois, les enveloppes circulaient, remplies de billets, souvent des coupures de 100 euros, remises de main en main dans un climat de confiance et de respect.
Ce n’était pas seulement une question d’argent. C’était une manière de se soutenir, de financer un mariage, lancer un projet ou aider un proche à traverser une période importante.
Nous avons gardé ce nom pour rester fidèles à cette histoire, à cette mémoire collective, et à cette tradition profondément ancrée là où j’ai grandi.
Qu'on l'appelle shikowa, chicowa, chikowa, shicowa, mtsango, susu, daret ou likelemba — c'est la même chose partout : des gens qui se font confiance.
De la diaspora africaine, j'ai vécu la tontine comme membre et comme organisatrice. J'ai créé Shikowa pour que les autres n'aient pas à apprendre à mes dépens.
L'équipe grandit. Si vous voulez rejoindre l'aventure — développement, design, communauté — nous serions ravis de vous entendre.
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